Prenons un moment, loin de la cacophonie politique, de l’autoglorification, du marketing personnel pour rendre hommage à un valeureux officier sénégalais dont beaucoup ignorent l’histoire édifiante : le capitaine MBaye Diagne. 

Grand humanitaire et soldat du régiment de la mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda (MINUAR), l’officier MBaye Diagne a sacrifié sa vie pour sauver des centaines, d’aucuns disent des milliers de Tutsis et de Hutus modérés rwandais durant les terribles événements qui ont eu lieu au cours des mois d’avril et de mai 1994.

Mbaye Diagne, né le 18 mars 1958 à Coki au Sénégal et mort le 31 mai 1994 à Kigali, est un officier sénégalais.

Il était observateur militaire de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda. Il a sauvé à lui seul plusieurs centaines de personnes du génocide au Rwanda au péril de sa propre vie.

 

Hommage à ce fervent défenseur de la paix et la liberté.

Communiquer est sans doute l’un des mots les plus galvaudés. Trop de communication tue la communication, on le sait, et pourtant l’information n’a jamais été aussi pléthorique. Dès lors, communiquer et se faire entendre est devenu l’un des enjeux majeurs pour les acteurs politiques et économiques. La plupart des choses dites ou écrites manquent leur cible et leur impact.

Le citoyen est un géant en matière d’information et un nain en matière d’action lorsqu’on fait de la communication, on veut faire trois choses en même temps :
partager, convaincre, séduire. Souvent, de manière concomitante.
Or il s’agit de façonner sa communication de manière à utiliser la fonction conative du langage pour agir ses son public cible, « Dire, c’est faire »). Conative vient du latin "conari" qui veut dire agir sur l'autre.
Pour ce faire, il faut se doter des outils adéquats pour être un bon « leader communicationnel ». Il faut avoir quelque chose à dire. Comme on est dans le tout-communication, l’enjeu est d’avoir une communication politique ou économique qui soit impactant sur les publics-cibles ».
Mais d’abord, il faut comprendre quel type de leader on est.Il y a trois types de leaders : le  leader directif, le leader narcissique, et le leader paternaliste. « Le bon leader doit être l’un des trois types, en fonction des circonstances. Parfois, il doit être directif assertif. Parfois, il doit être narcissique, en prenant l’image ou la réputation sur ses épaules et monter au front, notamment lors d’une gestion de crise. Enfin, le leader doit être paternaliste lorsqu’il faut motiver et souder les équipes. Il s’agit donc d’adapter son mode de leadership communicationnel.
Une règle d’or : « Le message perçu est plus important que le message émis ». Quand on est dans l’acte de la communication, il faut avoir la capacité de se mettre à la place des récepteurs, et de comprendre les outils que l’on utilise (si on tweete par exemple, on doit savoir qu’on aura moins d’impact que si l’on publie une grande interview dans un magazine).
Il faut s’approprier les techniques permettant d’améliorer l’impact de la communication. « Le but étant de toucher les publics que l’on vise, avec l’intention claire, le bon ton, le bon message, tout en étant prêt à répondre aux questions désobligeantes ».
http://www.bilan.ch

Le Parc de Niokolo Koba est l’une des plus grandes réserves d’animaux de la région ouest-africaine. Cet espace a été érigé en parc national le 19 août 1954 dans le but de protéger les espèces animales et végétales menacées de disparition. En raison de la présence des communautés locales dans le parc, il couvrait à cette époque une superficie totale estimée à 260000 hectares. Neuf ans après l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, l’Etat décide de déplacer tous les occupants du parc. Ces communautés majoritairement dominées par des mandingues, peulhs, bediks et bassari se voient obligées de quitter la terre de leurs ancêtres pour s’installer dans les alentours du parc. A l’heure actuelle ce milieu naturel couvre 913000 hectares et est à cheval entre les régions de Kédougou, Tambacounda et Kolda. Et il compte 330 espèces d’oiseaux, 80 espèces de mammifères, 60 espèces de poissons, 36 espèces de reptiles et environ 1500 espèces de plantes naturelles (CSE, 2010). La diversité floristique et faunique du parc fait qu’il est classé depuis 1981 comme Patrimoine Mondial et Réseau Mondial de Réserve de Biosphère par l’UNESCO. Ce Patrimoine est néanmoins confronté à d’énormes difficultés.
Au niveau du parc national de Nikolo Koba plusieurs problèmes paralysent son bon  fonctionnement. D’abord, le sous-effectif des agents de terrain, le manque criard de matériels de surveillance, de moyens de transport et le mauvais état des  voies de communication rendent très vulnérable les agents et les animaux de cette aire protégée.  Le conservateur du parc ne cesse de dénoncer les menaces qui pèsent sur ses hommes et sur les animaux qu’ils surveillent. Il cite entre autres : l’exploitation minière, les conditions dans la sous-région (circulation des armes), l’affrontement directe (très rare) entre les agents et les braconniers souvent biens équipés. En plus de ces facteurs, le budget alloué au parc ne peut subvenir aux besoins de son  bon fonctionnement. Le passage répété des feux de brousse affecte la biodiversité aussi bien animale que végétale du parc national de Niokolo Koba. La carbonisation de la litière prive ainsi, les animaux de nourriture pendant une bonne partie de l’année. De plus, la sédimentation des marres et leur envahissement par les plantes aquatiques causent des problèmes de disponibilité en eau en saison. Par conséquent, les animaux sont obligés de quitter l’enceinte du parc pour s’abreuver dans les points d’eau environnant. Cette mobilité des animaux les expose aux activités de braconnage surtout prêt de la frontière sénégalo-guinéenne. Bien vrai que, le Sud-Est du Sénégal enregistre de fortes valeurs pluviométriques, les péjorations climatiques commencent à se faire sentir sur le couvert végétal du parc. Les arbres les plus exigeants en eau à défaut de  faire tomber tous leurs feuillages en saison sèche, meurent sous l’effet, de la persistance de l’aridité du sol. L’Etat du Sénégal conscient de tous ces problèmes qui gangrènent le bon fonctionnement de ce patrimoine national a pris des séries de mesures pour remédier à tous ces problèmes.

Le déclin de l’empire du Ghana et de celui du Mali a été un tournant dans le peuplement de la région de Kédougou. En effet, les malinkés sont les premiers à prendre le chemin de l’immigration après la dislocation de l’empire du Ghana.  Le climat d’insécurité qui régnait après le déclin du royaume mandingue  a poussé plusieurs groupes ethniques  à prendre le chemin de l’exil. C’est ainsi, que la première vague de migrants mandingues arrive dans le village de Kédougou dès le XIIIème siècle. Vue, les atouts physiques qu’offre le village, les « colons mandingues » s’installèrent à Kédougou et commencèrent à développer  leurs activités socio-économiques.  Les malinkés ou mandingues seront par la suite rejoints par des vagues successives de migrants peulhs fuyant les persécutions récurrentes des soussous, Bangar O I (2004).
L’émergence des Technologie de l’Information et de la Communication dans une économie globalisée offre des opportunités inestimables aux acteurs du tourisme.  Les médias sociaux et les enjeux liés au buzz marketing, ont fait du Community management un moyen incontournable de promotion. Les entreprises ont compris que  les plateformes sont des supports de communication  moins couteux avec un impact à l’échelle planétaire. Dans ce secteur diversifié, une grande part du marché concerne le tourisme durable. De nos jours les pays s’orientent plus vers une valorisation des potentialités culturelles. Car c’est devenu une composante stratégique pour développer leur attraction.
Les méthodes traditionnelles de promotion des destinations sont certes d’une réelle efficacité, mais posent des limites sur lesquelles intervient la communication numérique. Ainsi, le support digital se présente comme un canal à forte valeur ajoutée dans le marketing stratégique. Au fil des temps l’évolution positive des conditions de vie des populations a contribuée à la diversification des motifs de voyage. Le terme « tourisme »  désigne le déplacement des personnes dont le plaisir constitue la raison principale. Au fur et à mesure qu’il s’impose comme une véritable industrie mondiale, il fait l’objet d’enjeu de toutes sortes : politiques, stratégiques, concurrentielles et économiques entre les Etats. En se basant sur l’importance des flux financiers générés par le secteur, l’Organisation Internationale du Tourisme a invité les pays à faibles revenus à s’ouvrir car il est devenu un facteur de développement.
Les potentialités de développement d’un tourisme culturel
Riche de sa diversité culturelle et patrimoniale, le  Sénégal a fait des sites mégalithiques, du  pays bassari, ou encore de l’île de Gorée,  des endroits à visiter absolument. Le développement du secteur recèle d'importantes opportunités d'investissement, et constitue d'autre part l'un des attraits majeurs pour ses visiteurs ou les étrangers appelés à y résider. Chaque année, le pays accueille des évènements d'envergure internationale telle que la Biennale des arts à Dakar ou encore le Festival International de Jazz de Saint-Louis. Les dépenses touristiques de consommation déclenchent une chaîne d’effets économiques sous formes de recettes commerciales, d’emplois, de recettes publiques et d’impacts sur la balance des paiements. Le secteur emploie ainsi directement 8.000 personnes et environ 15.000 indirectement.
La politique de promotion du tourisme
S'agissant de la politique de promotion, elle relève principalement des compétences de  l’Agence  Nationale pour la Promotion  Touristique. Elle représente aujourd'hui la structure par excellence chargée de la mise en œuvre de la politique du gouvernement, la définition des stratégies et actions à mener. C'est elle qui assure la mise à disposition permanente d'informations de toute nature sur la «destination  Sénégal ». D'une manière générale, la promotion directe passe par la participation aux foires et salons internationaux. Des spots publicitaires à travers les médias spécialisés, des affiches, des dépliants, des cartes touristiques, des plaquettes et des cd-rom ont commencé par être réalisés, mais moins développés.
Elle passe aussi par l’appui  aux initiatives de mise en valeurs des principaux sites et événements culturels.
 L’orientation des ressources vers une stratégie Web 2.0
Les formes classiques commencent sérieusement à trouver leurs limites car restreint aux marchés traditionnels. Qu'en est-il donc de la définition de l'image de marque du pays ? Le nombre annuel de visiteurs au Sénégal qui croissait d'année en année, se voit maintenant baisser considérablement. On estime à moins de 500.000 arrivées globales par an. Quel est  alors la véritable ampleur et l'efficacité de cette méthode de promotion ? Il ressort des analyses que, pour améliorer la compétitivité de la destination Sénégal, l’insertion des moyens de communication digitale s’avèrent cruciale. Les ressources nécessaires au succès d’une stratégie Web 2.0  dans son ensemble sont des natures diverses, notamment humaines et financières. Aussi bien pour les entreprises privées que publiques l’engagement de spécialistes de la communication et du community management demeure une solution optimale pour la mise en œuvre de  nouvelles stratégies.


Dans le constat général, l’imaginaire du feu prend ses débuts dans la préhistoire. Chaque société accorde l’origine du feu soit au ciel ou à la terre. Mais sa domestication ne fut possible que par l’intermédiaire d’une espèce animale ou divine qui, de nos jours encore reçoit une vénération dans certain ethnies. Ces conceptions impactent considérablement le comportement de la société dans sa globalité.
 Chez les Haalpullaar, les forgerons qui sont détenteurs de connaissances et de pouvoirs magiques liés au feu sont exposés à la vindicte. Pour conserver les connaissances secrètes au sein du lignage, ils pratiquent l’endogamie. La société de son coté éprouve une crainte  et lui accorde une image négative. Les bedik donnent une importante considération à ces artisans du feu. Détenteurs de mystères ils font offices de chefs religieux soumis aux besoins socio religieux de la communauté.
Toutefois le feu est un élément protecteur et purificateur dans les deux groupes sociaux. L’influence des religions révélées permet d’associer à l’image de l’enfer.

Ces réalités bien que prégnantes dans les esprits et les imaginaires qui les nourrissent, deviennent inopérants dans ce monde ce monde en perpétuel évolution. La mondialisation permet l’émergence de l’individu et tente peu à peu de bouleverser la structuration engendré par l’imaginaire du feu .
 MYTHE SUR LES ORIGINES DU FEU EN SENEGAMBIE
Les récits sur les origines du feu nous sont fournis par  plusieurs peuplades dans tous les continents. « Pris dans leur ensemble ils semblent indiquer la croyance générale que l'humanité, en ce qui concerne le feu, aurait passé par trois phases : pendant la première, les hommes ignorèrent l'usage ou même l'existence du feu ; pendant la seconde, ils en vinrent à connaître le feu et à s'en servir pour se chauffer et pour cuire leur nourriture, mais ils ignoraient encore tout des façons de l'allumer ; pendant la troisième, ils découvrirent ou employèrent régulièrement, comme procédé d'allumage, l'une ou plusieurs des méthodes qui sont encore, ou étaient encore récemment, en vogue chez les races d'hommes les plus arriérées. » J. G. FRAZER (1930 : 184). Pour la Sénégambie nous nous intéressons aux deux dernières étapes.
Les témoignages que nous avons recueillis chez les Toucouleurs, relatent qu’ils auraient reçu le feu du ciel, par l’’intermédiaire d’un oiseau qu’ils appellent  Loriwal. D’après les descriptions, il nous semble que se soit le calaos connu par le nom vernaculaire de Toucan. Les  difficultés à comprendre la langue nous ont menées à ne pas tenter une transcription des contes recueillis. 
Chez les Bedik du oriental Sénégal, nous avons eu  deux réponses différentes sur les origines du feu. Dans le premier cas,  les indigènes disent que c’est  l’hirondelle qui apporta le feu aux hommes. Dans le second mythe c’est un autre oiseau au bec rougeâtre appelé calaos qui leurs auraient rapporté. On trouve encore  de nos jours dans plusieurs prières, les supplications à cette oiseau pour assurer l’intermédiation entre le ciel et la terre. Toutefois ces légendes nous amènent à considérer que les Bedik pensent avoir reçu le feu, du ciel grâce à un oiseau. Bien que ces mythes ne donnent pas assez de possibilités à pousser une recherche on peut penser que les pouvoirs qui sont accordés au feu relèvent surtout de cette croyance d’une origine céleste. L’ouvrage de  Marie Paule FERRY mentionne une idée assez difficile à expliquer : «  Etyowar, par ailleurs, est un village où le «  feu a été déposé » le jour où Labé le reçut. » M. –P. FERRY (1985 : 38). Bien que le nom de l’actuel village de Etyowar ait une allusion avec une origine du feu, nous ne pouvons pas encore interpréter comme le premier lieu ou le feu serait apparue en milieu bedik. Toutefois des recherches poussées pourraient donner une bonne interprétation. Pour la troisième période qui concerne  les méthodes d’allumage, il nous est relaté l’utilisation du forêt-à-feu et du frottement des pierres de silex à des périodes encore très récentes.
IMPACT DU FEU DANS L’ORGANISATION SOCIALE ET RELIGIEUSE
Le feu est un élément intrinsèquement lié à la vie des sociétés. Car en plus de son utilisation dans les foyers et à diverses activités, il détermine le comportement de certains groupes sociaux. Grâce aux valeurs symboliques qui lui sont accordé, le feu engendre un nombre d’interdits qui sont sacrées. N’entendons nous pas souvent dans plusieurs langues cette expression aux multiples interprétations : on ne joue pas avec le feu ?
Admettons avec Catherine PERLES que, « …du jour où l’homme découvrit l’usage du feu : parce qu’il est chaleur, parce qu’il est lumière, parce qu’il modifie les propriétés physiques des matières que l’on chauffe, le feu devient l’associé indispensable de l’homme dans tous ses actes quotidiens. » PERLES (1977 : 125) 
En effet, il n’est possible de parler de feu sans évoquer les cas des groupes tels que les forgerons et les potières considérés comme les « artisans du feu » en Sénégambie. Ces groupes sociaux souvent endogames, observent des rites divers selon l’ethnie ou la caste. « Chaque ethnie se trouve peut-on dire face à ses propres forgerons, lesquels cependant jouent dans chacune d’elles un rôle social et religieux parfois de premier plan. » G. DIETERLEN (1964 : 5). Cette réflexion permet de souligner l’existence de forgerons qui assurent les rites et les cultes dédiés aux génies du feu dans les divers peuples. Et leur conception plus ou moins semblable du feu  dans cet espace.
Le milieu social haalpulaar
Les forgerons se rencontrent dans presque toutes les ethnies de la Sénégambie. Mais toutes, n’ont pas développé un système de caste à l’endroit où ils se trouvent. La caste des forgerons existe principalement chez certains peuples tels que les peuls. Dans ce milieu, la forte hiérarchisation constitue l’une des caractéristiques fondamentales.
Pour apporter une réponse à l’origine des ces castes plusieurs hypothèse sont émises. Ainsi, comme l’écrit Amadou Hampaté BA : « Dans les temps anciens, les métiers où l’art était considéré comme une expression incarnée des forces cosmiques. Par soucis de ne pas mélanger imprudemment les forces qui pouvaient être de nature incompatible, et pour conserver les connaissances secrètes au sein du lignage, ces groupes furent amenés à pratiquer l’endogamie » A. H BA., (1972 : 12). Sur le plan de la justification religieuse et idéologique, cette conception trouve son importance. Car nous découvrons une certaine méfiance à divulguer un secret qui demeure l’apanage des forgerons. 
 D’autres analyses s’accordent à dire que le système de caste serait issu d’une longue évolution caractérisée par :
§ La division du travail social non accompagné d’une hiérarchie entre métier
§ L’apparition d’une certaine hiérarchie privilégiant les guerriers, les chasseurs et les forgerons.
§ Le passage de la hiérarchie matérielle et technique à la hiérarchie métaphysique avec l’adoption d’une idéologie mystique. 
Cette dernière phase serait surtout apparue chez les peuls de la Vallée du Sénégal. Dans presque toutes les sociétés le forgeron à toujours inspiré  la peur. S’il oubliait quelque chose dans la forge, personne n’osait y toucher. Qu’en est-il des bedik ?
La société bedik 
Il convient toutefois de ne pas généraliser et laisser croire que les forgerons et les potières sont partout castés. Chez les Bedik par exemple, les forgerons ont un statut particulier mais qu’on ne peut pas confondre au système de caste. Connus sous le nom de ɓësap (pluriel de asap) ils forment l’ensemble des familles KANTE et SAMOURA. Quoique considérés comme des biwol (dialecte des Bedik), ces derniers disent venir du Fouta de Nagoy près de Gumbambere. Leur ancêtres se seraient mis sous la protection des Banongal ; c'est-à-dire les KEITA. Dans cette société égalitaire, il n’existe pas à notre connaissance une interdiction de mariage ou de toute autre contrat entre des personnes de familles différentes. Ici le nom de famille détermine le statut de forgerons ou de griot plus souvent de famille CAMARA.  
Dans certains villages les SADIAKHOU font office de chefs religieux, gardiens des coutumes. C’est eux qui sont chargé de médiatiser entre les hommes et les esprits de la brousse. Lors des grandes cérémonies, le griot commence par saluer d’abord le forgeron et toute distribution alimentaire ou autre est préalablement servi au chef « asap ». Il est considéré comme le premier chef des chefs car il est né chef. Dans cette société, l’exogamie du forgeron n’a de limite qu’à l’endroit des peuls pour des raisons probable de différence religieuse. 
Au-delà des fonctions socio économique, il occupe une fonction de maître dans le culte rendu aux génies du feu, qui semble omniprésente dans la vie de l’individu.
En « pays bassari », les potières ne sont pas nécessairement des femmes de forgerons. Presque toutes les femmes pratiquent la poterie comme une activité génératrice de revenu. Aucun mépris n’entache donc la production céramique, car devenu un artisanat populaire permettant de faire vivre les femmes et leurs enfants. La tâche de la femme du forgeron dans la vie religieuse se limite à la fabrication de vases culturels et à certains rites à certaines étapes de la chaîne opératoire.
Dans certaines sociétés les forgerons et les potières sont méprisés ou vénérés, du moins respectés sur leurs lieux de travail. En milieu bedik, ils jouissent pleinement  d’une réelle considération, car ils sont détenteurs de pouvoirs magiques et intermédiaires entre les hommes et les génies. Cette place qu’ils occupent nous amène à élucider la pensée collective qu’ils ont du feu. 
SYMBOLISME ET SENS DU FEU DANS LES SOCIETES SENEGAMBIENNE
Dans diverses sociétés, le feu est l’objet de culte et porteur de symbolisme. A partir du moment où des préoccupations religieuse sont attestées chez les groupes humains préhistoriques, avant même le Paléolithique supérieur, la possibilité d’une valeur symbolique du feu ne doit pas être négligée. Mais l’analyse doit nous mener a affirmer avec prudence, l’existence de quelque aspect rituel ou symbolique du feu au paléolithique. Il n’apparait pas explicitement dans l’ensemble symbolique le mieux connu, l’art.
Ceci n’implique pas pour autant que le feu n’ait pas eu une valeur, car la représentation graphique ne transcrit pas nécessairement un système de pensé dans sa globalité. L’association du feu à un  dépôt ou la combustion d’un élément inhabituel pourrait être interprétée  comme un acte symbolique.
Dans l’univers mental des sociétés sénégambiennes, le feu qui est une source de chaleur et de lumière revêt une importance considérable d’où toutes les peurs, toutes les espérances et leurs fruits culturels jaillissent.
Chez les Haalpulaar
Presque toujours, les forgerons invoquent dans leurs prières le prophète David (Anabi Dauda), qu’ils considèrent comme leur initiateur. Traditionnellement ils sont en rapport étroit avec un certain nombre de génies, maître de la brousse, des arbres, des eaux et des rochers, qu’ils invoquent aux différentes étapes de leur travail. Appia donne un ensemble de génies que les forgerons peuls invoquent pour obtenir une autorisation préalable à chaque activité se rapportant à l’usage du feu. Chaque forgeron détient un nom qu’il associe à un génie protecteur. Nous pouvons citer « ginna lolo, ginna sanmalolo,ginna Sofont » B.  APPIA (1965 : 321). Il y a dans ce milieu une représentation qui oblige que toute activité lié au feu ait la permission des ginnadyi (pluriel de ginna). Ces pratiques permettent d’appréhender la valeur symbolique et surtout leurs capacités d’ordonner, et de donner sens au comportement de la société dans sa globalité.
En effet, nous comprenons aisément la crainte et le mépris  qui sont relativement réservés au forgeron en milieu haalpulaar. A cause de son ingéniosité, de son rapport avec le feu et les choses mystiques, il est exposé à la vindicte sociale. Dans l’imaginaire, la forge est un lieu maléfique car c’est le lieu des choses qui se transforment et qui épousent d’autres formes jusque-là inconnues. Elles perdent leur essence. Le forgeron est celui qui rend le solide liquide et qui lui donne une forme esthétique qui frappe l’imaginaire de la société. Dans baylo, on peut bien tirer le verbe waylude (transformer dans le sens ingénieux du terme). 
Mais le côté maléfique de la forge est symbolisé par le feu (une pensée à l’enfer promis aux mécréants et ceux qui ont dévié de la voie tracée par l’islam, sirat al moustaghima). Celui qui est en contact avec la force destructrice du feu ne peut qu’être celui-là même qui a signé un pacte avec les esprits malsains. Le jayngol (feu) est associé à une force destructrice et par conséquent maléfique. Trois verbes alternent pour exprimer la force du feu : summde (brûler), duppude (incendier) et gnamde (manger dans le sens vorace du terme). Tout cela traduit une destruction rapide dont le résultat est la désolation, la lamentation et tout ce que cela comporte comme impuissance. 
 En milieu bedik  
Le feu intervient à toutes les étapes importantes de la vie. A la naissance d’un enfant, un feu est allumé dans la case de la mère. Pendant l’initiation comme l’écrivent Gomila et Ferry :  « Autrefois un feu y était entretenu en permanence.»  GOMILA et FERRY (1966 : 244) dans le ga-ndyararar, qui est la seule maison décorée  et aussi le temple de la sagesse masculine. Car ici, le feu est un élément protecteur et purificateur.
CLARKSON M. citant  Marie Paule FERRY, nous décrit le symbolisme associé au feu le jour du baptême d’un garçon : « On apporte du feu. Le vieillard va monter à l’enfant comment il devra travailler. Il lui montre le nid d’oiseau (cueilli la veille par le père) pour qu’il sache comment fabriquer une toiture, puis brûle le nid, avec les herbes sèches et les branchettes […]. Puis on passe trois fois l’enfant, de mains en mains, au dessus du feu. (La fumée doit chasser les mauvaises maladies et assurer à l’enfant une nombreuse progéniture). Le vieillard prend ensuite dans sa bouche un peu de bière non fermenté ; le bálángo  et crache dans le feu, jusqu’à ce qu’il s’éteigne » M. CLARKSON (1985 : 50). Ce passage explique le sens que le Bedik donne au feu.
D’abord intervenant à plusieurs étapes de la vie, il est perçu comme ayant le pouvoir de  protection face aux maladies et aux esprits maléfiques. Il protège des sorciers qui sont appelés « ɓër-gëmëd » ceux de la nuit, car la flamme est crainte par ces nycthéméraux. 
Ensuite élément de purification en période d’initiation. Pour Lieberherr, « le symbole mort et résurrection est le thème initiatique où à la mort fictive succède la résurrection symbolique d’un être devenu digne d’accéder à une autre vie ».LIEBERHERR (2006 : 27) Ce rite de passage se retrouve dans la société traditionnelle bedik avec la mutation brusque de l’enfance à l’état adulte. L’adolescent régénéré par la vertu du feu intègre un nouveau  monde et se purifie de toutes les souillures antérieures et prétend à une nouvelle naissance. 
Dans la croyance chrétienne également, le feu conduit à la mort effective, puis à la résurrection. Ainsi un martyr meurt par le feu, mais renaît par la grâce de Dieu.
Enfin comme un élément qui  fait monter les prières vers Dieu, O-run. Pendant les funérailles certains habits du défunt sont brulés en récitant des prières. Lorsque nous avons demandés à un vieillard Tama douɓël chef coutumier de Iwol, pourquoi le feu assuré dans l’imaginaire des Bedik, le transport des prières vers Dieu, sa réponse fût très intéressante. Dans leur pensée, le feu vient du ciel. C’est pourquoi, les flammes  s’élève contrairement à l’eau qui s’infiltre et le vent qui se déplace de façon irrégulière. En s’élevant il emporte avec lui les prières par la fumée qui monte au ciel. Le feu sert d’intermédiation entre l’homme et les puissances surnaturelles et permet une communication entre l’humanité et les divinités.
 Cette pensée est aussi partagée dans la conception judéo-chrétienne. Quand on lit les passages de la  Bible au livre de la genèse, on voit que Caïn et Abel offrirent à Dieu des offrandes brûlées dans les flammes. Ainsi les sacrifices d’Abel, furent perçus comme exaucées car la fumée monta au ciel. (Gn 4, 3 – 6). Il est établi par Dieu pour éprouver la sincérité des fils d’Israël et la pureté de leurs intentions.  Dans les Ecritures Saintes, l’Enfer est représenté aussi par un feu. Dans l’Evangile de Saint Marc au chapitre 9 le verset 43, Jésus dit que l’Enfer est un feu qui ne s’éteindra jamais. Il est désigné comme une fournaise de feu et de soufre où les méchants seront tourmentés éternellement.
Deux grandes fêtes sont organisées entre Décembre et Février ; le mer-mar usyil pour les ɓiwol et Maccako pour les ɓanapas. Pendant ces «  trois mois de la saison sèche (décembre-février) l’abondance règne (la paille qui envahit les abords du village est rituellement brulée)… » M.- P. FERRY (1985 : 42). Ce rituel se déroule en trois étapes. Il commence un Vendredi  matin par une campagne de chasse dans  les environs du village. Le soir tous les gibiers sont rapportés au village ainsi que quelques tubercules d’ignames sauvages qui serviront à invoquer les génies et les esprits des ancêtres.
Au village le chef religieux demandera aux esprits de veiller à ce que le feu brûle calmement, puis il donnera du feu prie dans sa concession à un adulte dont sa maman est issu de la famille des forgerons. Après ceci, des manifestations culturelles de danses et de chants suivent jusqu’au matin. La difficulté réside dans la corrélation possible entre leurs récits mythiques qui donne l’apport du feu à un oiseau et l’invocation de génies, c'est-à-dire des dieux pendant ces rituels. Cette énigme nous laisse sans réponse, car deux sources sont mise en évidence : animale et divine. Le feu représente un élément vital pour l’homme, un repère fondamental de l’humain, car s’il est signification et sens pour l’homme, il ne lui donne pas moins aussi sens et signification.

La communication numérique est devenue incontournable dans notre société au fil des années. Désormais, on n’a plus besoin d’avoir des connaissances pointues pour être à l’aise avec les technologies du web. Cette démocratisation des outils numériques impacte considérablement notre train de vie en général. Les entreprises modernes en sont pleinement conscientes, si bien que le webmarketing  tient une place prépondérante dans leur stratégie de développement. Le caractère incontournable du web dans le milieu professionnel est ainsi à l’origine du développement de multiples débouchés et d’opportunités à saisir



La Sénégambie est un vaste étendu situé entre le bassin du fleuve Sénégal et le fleuve Gambie. Elle fut le pays de rencontres et de dispersion c'est-à-dire le pays où on trouve à la fois l’influence du Soudan Occidental avec l’empire du Mali, et celle du Sahara avec le commerce transsaharien. Avec une diversité du peuplement composé de plusieurs types d’ethnies tout ayant en commun l’utilisation du feu. La définition de ce dernier est associée à plusieurs significations. Nous abordons dans le même sens que Renaud Lieberherr qui définit le feu comme « un amas de combustion dégageant de la chaleur » [1]. Depuis l’apparition  du feu jusqu'à nos jours elle constitue une découverte incontournable qui créa un bouleversement psychique  de l’homme qui cesse de redouter pour le maitriser tout en essayant de l’intégrer dans son univers en lui donnant diverses utilités , significations et symboles sur les contextes historiques , sociales et culturels.

 L’érosion des sols a un grand impact dans le vécu quotidien des populations à travers les différentes conséquences qu’elle engendre. Ce phénomène naturel est aussi connu des civilisations antérieures et a laissé des traces indélébiles dans les zones fortement touchées, de même que sur les reliefs. En effet, l’érosion des sols au Sénégal ne date pas d’aujourd’hui, elle a été signalée depuis l’époque coloniale. C’est pourquoi durant cette période, des campagnes de reboisement étaient organisées dans les milieux les plus touchées  et les endroits vulnérables. Par ailleurs, plusieurs études ont été faites et des politiques de gestion environnementale mises en place dans l’ensemble du territoire national.
En prélude au sommet de la francophonie, la troupe TOTOK a présenté une pièce de théatre sur les pères fondateurs de la Francophonie. cette pièces a mis l'accent sur les péripéties de l'histoire de la francophonie et du premier sommet en Afrique, organisé à Dakar, il y a 25 ans.
Présentation de la région de Kédougou
Sur le plan historique, Kédougou : terre des hommes a été le fruit d’un long processus. Son origine controversée, marquée par la prédominance de l’oralité sur les sources écrites. Mais, nous  retiendrons  que Kédougou a été la terre de prédilection de combats  entre la bande des Maciré Bâ et de certaines ethnies trouvées sur place qui seraient sans doute des Tenda ou Bedik. Après un conflit ayant opposé la famille Bâ aux groupes d’Alpha Yaya de la Guinée Conakry, la famille Bâ quitte Kédougou pour se réfugier à Bakel plus précisément à Diawara. Après une courte période de retrait et de réorganisation : la bande de Maciré Bâ revient à Kédougou et bénéficie du soutien de certaines familles à hiérarchie  sociale inférieure (société était très castée à l’époque).

Journées du patrimoine : biens culturels va rimer avec sites naturels
Parce qu'un paysage ou une forêt font tout autant partie de notre bien commun qu'une cathédrale gothique ou une toile de maître, les "Journées du patrimoine" feront rimer cette année biens culturels avec sites naturels.
"Associer patrimoine culturel et patrimoine naturel, c'est réunir deux biens précieux qui font la richesse de la France, les faire dialoguer. Ce thème illustre les liens étroits qui unissent le patrimoine sous toutes ses formes à l'environnement qui l'entoure, le protège, lui répond", a déclaré à l'AFP la ministre de la Culture Fleur Pellerin.
Mais dans cette association, le philosophe Dominique Bourg, vice-président de la fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'Homme, voit aussi un "symptôme", voire "la manifestation d'une inquiétude".
Promouvoir l'Education et la Cullture
 Sauver un patrimoine si riche de l’oubli,
Entretenu par une population très pauvre, la valorisation des cultures Bedik et Bassari, pourrait améliorer considérablement les conditions de vie des ces ethnies. Mon parcours enthousiaste dans différentes activités socio culturelles m’a permis d’entretenir cette volonté d’œuvrer pour la sauvegarde du patrimoine culturel. En deux mille douze, le classement du « Pays bassari »[i] à la liste du patrimoine mondial motive encore plus les efforts. Ainsi, nous avons mis en place une association des Elèves et des Etudiants qui fondent sa réflexion sur développement, à travers la promotion de la Culture et de l’Education. Ce dernier point peut  sembler sans pertinence en ce XXI siècle, mais faudrait –il encore voir le taux de scolarisation très bas dans cette zone pour être convaincu de la  vocation que nous nous donnons. L’érection au rang de source historique et son positionnement comme instrument de promotion de la diversité des expressions culturelles fait du patrimoine un objet d’étude essentiel pour les sciences humaines. La vocation est donnée aux historiens de travailler sur une histoire global, aux acteurs culturels et à toute la jeunesse, une prise de conscience que le patrimoine culturel et naturel est un facteur incontournable de paix et de développement durable. Et, un outil de renforcement de l’Etat-nation pour un pays mais aussi, levier de développement local et de cohésion social pour les autochtones.
Depuis quelques années, l’introduction des ‘matières’ culturelles dans les stratégies de développement démontre une prise de conscience que l’Afrique, en plus de ses ressources naturelles, possède des richesses culturelles dont l’exploitation pourrait contribuer à sortir certaines couches sociales de leur paupérisation endémique. Cependant, force est de constater que le fossé se creuse de jour en jour entre les pays qui ont les moyens de promouvoir les recherches les plus sophistiquées sur leurs Passé, Culture et Langues et les autres, tel que le Sénégal, pour qui la résolution des besoins primaires (santé publique, sécurité alimentaire, éducation.....) et problèmes de survie relègue loin à l’arrière ce genre de préoccupations.
Estimés entre vingt milles(20000) et trente milles(30000) habitants répartis dans la région frontalière à cheval entre le Sénégal et la Guinée, les bëliyan plus connu sous le nom de Bassari occupent l’actuel département de Salémata dans la région de Kédougou. Dans un cadre générale, ils partagent l’habitat d’un territoire appelé « pays Bassari avec les Bédik, peul, Dialonké, Diakhanké et Malinké. Les Bassari parlent la langue onyan et se répartissent principalement dans sept noms que sont : BANGAR, BIDIAR, BOUBANE, BIANQUINCH, BINDIA, BIES et BONANG.
Par ailleurs l’étude de l’histoire et de l’organisation sociale Bassari revêt d’une grande importance en ce sens que l’histoire ne repose que sur des hypothèses (je me dis que c’est dans ces moments de réflexions que chacun peut apporter une hypothèse pour la constitution d’une histoire générale des Bassari). En ce qui concerne l’organisation sociale, elle trouve son importance dans le fait qu’à travers elle peut se résumer la compréhension de l’organisation politique, économique mais aussi culturelle des Bassari. C’est pourquoi pour apporter un cheminement à notre réflexion, j’ai voulu retenir deux grands axes : l’historique et l’organisation sociale
I-                    HISTORIQUE DU PEUPLE BASSARI
1-Une tradition migratoire liée à l’histoire
Les Bassari sont unanimes quant à l’hypothèse selon laquelle ils viendraient d’ailleurs. Mais d’où et partir de quelle date ces questions n’ont pas encore trouvées de réponses. Dans la tradition orale on peut seulement noter les récits d’une origine lointaine et aussi les causes de leur migration. Ainsi nous relate-t-on que ce sont des événements cataclysmiques (éruption volcanique, éclipse de soleil) qui les auraient obligé à quitter leurs anciens sites d’habitats. Remarquons que la seule éruption volcanique historiquement envisageable est celle du mont Cameroun rapporté par Hérodote  au Vème siècle av. Alors ces cataclysmes sont-ils des événements mythiques, imaginaires ou le souvenir d’événements historiques perpétués par la tradition orale ? Nous ne saurions la trancher. Il faut cependantnoter que pour des chercheurs dont parmi eux Cheikh ANTA DIOP d’aucun pensent qu’ils seraient apparentés aux Bantou d’Afrique Australe alors que pour d’autres, l’histoire des Bassari commence avec l’empire du Mali (ils auraient été des alliés de Soumaoro KANTEcontre Soundiata). Apres la victoire de Soundiata à la bataille de 1235 à Krina, les Bassari à l’image de leur alliés s’enfuir pour échapper à la cruauté du roi du manding. A partir de cette date des négriers français tels Rançon, Delcourt notent l’établissement des Bassari aux alentours du site de l’actuel parc de niokolokoba. C’est dans ces lieux qu’ils connaitront les premières attaques peules avec Koli Tenghéla au XVIème siècle. Cette attaque les obligea à continuer leur migration. La deuxième invasion avec Alpha Yaya les acheminera aux contreforts du FoutaDjallon dans les grottes refuges. Cette attaque est mieux retenue par les Bassari, ils racontent qu’il s’agirait d’une punition divine parce-que les hommes avaient révélé aux femmes les secrets initiatiques. Cette expédition va envahir le pays Bassari repoussant les populations vers les zones refuges. C’est une période bien décrite d’ailleurs par GESSAIN qui nous apprend que le XIXème siècle, l’histoire des Bassari est celle de leur recul territorial et de leur effectif. Les invasions vont se poursuivre tout au long du XIXème siècle sous forme de razzias, guerres  d’embuscades  jusqu’à l’avènement des Français pour voir enfin se lever le soleil de la paix qui marque le début de la sédentarisation.

Les Bedik vivent principalement dans la région de Kédougou . On parle de la culture Bedik et du peuple bedik mais la langue est appelée mënik. Elle est parlée par environ 1500 locuteurs selon la sous-préfecture de Bandafassi.
Leur implantation dans la zone remonte vers la fin du 13ème siècle, début 14ème siècle. Les deux villages bedik les plus anciens sont Ethiowar et Iwol. Cependant, il existait, avant Ethiowar, un autre village du nom d’Ifaafël, habité par les Camara.
Près du massif de Bangomba se situent les villages de Bandata et Cobo, dont les habitants seraient originaires d’Ethiowar. Autour du massif de Bademba, sont localisés d’autres villages bédik tels que Iwol, Ethies haut, Ethies bas, Andiel, ainsi que de récentes créations habitées à l’origine par des bédik venant d’Iwol. Il s’agit de Mangama, Dambukoy, Ninderfeŝa (actuel Ninefescha), Oussounkala, Kurungoto, Madaces et Sinthouroudji à proximité de la Guinée Conakry.
Sur le plan culturel, la culture bédik a beaucoup de ressemblance avec la culture mandingue. Leur patronymie, avec des noms de famille tels que Keita, Camara, Samoura et Kanté, ressemble fort à celle des mandé. L’histoire orale relatée fait référence en effet à la migration de cette ethnie qui viendrait du Mali et se serait installée dans cette zone pour fuir la guerre et l’islamisation. Leurs récits et beaucoup de leurs chansons lors des cérémonies rituelles font référence à Soundjata Keïta (XIIIe siècle) mais surtout à Alpha Yaya et à sa pénétration dans cette zone.
A la découverte du patrimoine bédik
Chez les Bédik, plusieurs fêtes (Maccako ou fête de la récolte, Macaang pour la fin des récoltes, Meréch destinée aux enfants précédant l’initiation) visant à renforcer la cohésion sociale sont annuellement organisées. La plus importante est la Gamond qui se tient au mois de mai, juste avant le début de la saison des pluies. Etalée sur une semaine, elle constitue la période de retrouvailles de toute la diaspora bedik. L’ouverture de cette manifestation est précédée par une semaine de chasse qui mobilise tous les jeunes déjà initiés. Pendant leur absence, les femmes s’évertuent à préparer d’énormes quantités de bières de mil qui seront conservées dans des poteries soigneusement façonnées et décorées. Elles en profitent aussi pour se coiffer avec des motifs qui renvoient aux classes d’âge.
L'art capillaire est encore  autant un signe identitaire qu’un acte esthétique et de séduction chez les femmes bédik. Les tresses signalent ainsi l’appartenance, alors que les formes de décoration des tresses indiquent le statut et l’état social. Une tresse épaisse en forme de cimier part du sommet du crâne et retombe sur la nuque, et de fines nattes retombent sur les tempes et sont ornées en leur bout. Perles colorées, cauris, pierres blanches, postiches, rembourrages, sont judicieusement choisis pour structurer et décorer le cimier. Une ligne de cauris blancs «appelé  mathiambass  en mënik» qui va du front à la nuque ainsi que des clochettes et des pompons rouges, symboles de fécondité chez les femmes Bedik, sont fièrement montés.
La semaine de festivité de la Gamond, qui débute au lendemain de retour des chasseurs, est marquée par un riche répertoire de chants et de danses et une sortie quotidienne de plusieurs masques. Ces derniers, de par la couleur des peintures et des chants, renseignent sur l’appartenance aux différentes familles qui composent cette communauté.